FdG : Un principe républicain 5


La République : Ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous éloigne

Les Assemblées citoyennes durant l'élection présidentielle

Les Assemblées citoyennes de 2012

Camarades,
44% des militants communistes parisiens, et ce malgré la mise sur la balance du 1er Secrétaire national de leur parti, ont voté pour des listes du FdG autonomes et conquérantes.

Camarades,
dans une immense majorité de villes grandes et moins grandes, nos camarades communistes ont fait le choix de participer aux listes du Front de gauche.

Camarades,
le PGE a voté un texte construit avec l’ensemble des forces de progrès européenne (Le PG français, IU (dont des camarades du PCE) espagnol, El Bloco de Esquerda portugais, Syriza Grec, L’alliance Rouge et verte Danemark et tant d’autres), et ce malgré le maintien du nom qui posait problèmes : Ecosocialisme.

Digital StillCameraCamarades,
notre camarade Alexis Tsipras est élu candidat à la présidence de la commission européenne par le PGE sur présentation du PG (français) et le vote et soutien d’un large rassemblement.

Et bien, il me semble, à moi, modestement, du bas de mon incompétence notoire, que nous aurions peut-être pu et du mettre l’accent sur ces avancées.

Voyez-vous je pense qu’aujourd’hui, la ligne politique d’un Front de gauche autonome et conquérant aurait eu plus de succès et qu’au lieu de vivre les déboires dans lesquels nous nous trouvons nous serions une alternative crédible pour les citoyens.

Je pense, moi, du haut de ma superbe, que, aujourd’hui, ce serait le positionnement politique désastreux de Pierre Laurent qui serait mis en question et, j’ose même le dire, qui serait mis en minorité au sein de son propre parti. Mais attention, cela n’aurait été le fruit que de ses camarades et uniquement de ses camarades, car seuls les camarades du Parti Communiste Français sont aptes à juger de la ligne politique et de la stratégie du Parti communiste, eux et eux-seuls.

Je crois que si nous avions mis l’accent sur ce qui nous rapproche plutôt que sur ce qui nous éloigne, nous serions plus proches de la république et de la victoire.

Ps : Je suis de ceux, nombreux, qui parlent cru et dru, qui ne baissent les yeux ni devant Dieu et César réunis. Je suis de ceux que le combat n’effraie nullement. Je suis de ceux, enfin, qui prennent ce qui leur appartient, leur place.

Ps bis : Je refuse l’amalgame (intellectuellement honteux) qui tend à voir le jour entre les choix politiques et la stratégie nécessaire pour établir un réel rapport de force entre les deux forces en présence, à savoir un rapprochement avec la sociale-démocratie et une autonomie conquérante. Je suis pour ma part clairement opposé à toute alliance avec des forces qui refusent le combat contre le capital. Austéritaire ou non, le capital reste le capital et austéritaire ou non, la sociale-démocratie n’a jamais rejeté le capital.


5 commentaires sur “FdG : Un principe républicain

  • alyte11

    aprés m’être désabonnée hier de 2 tweeters FDG/PG avant de tomber dans le piège des insultes…. te lire
    réchauffe mon coeur. Le combat contre les vieux démons de la division n’est pas perdu…. Tant de luttes nous attendent, même si nos pas sont chaotiques partout ou nous arrivons à être unis le FDG est crédible

  • iberenexil Auteur de l’article

    Mais c’est bien de cela dont je parle cher pas perdus.

  • des pas perdus

    Bien d’accord avec toi. Mais si toutes ces avancées n’ont guère été mises en lumière, c’est hélas à cause de la décision du PG à l’issue du congrès du PGE.

  • Pierrick

    Merci camarade pour ce texte. Tu mets parfaitement en mots mes pensées. Je le partage de suite au risque, mais je m’en fou, de me faire encore taper dessus… 😉

  • Rouby Michèle

    Etonnant que le visiblement pas sage garçon que tu es fasse preuve d’une telle sagesse que j’approuve car la sagesse issue de la réflexion est celle qui se rapproche du recul nécessaire pour voir l’horizon. Je dirais que dans les familles la rivalité fraternelle est souvent redoutable mais nécessaire pour exercer ses forces à la dépasser et s’en sortir mieux en société, dans la vie, ayant réussi le partage de ce qui nous est le plus cher.
    Le partage, c’est voir la part consistante dans son assiette sans plaindre ce qui se retrouve dans celle des autres. Le texte qui a été voté est le trophée par excellence. Les places, les titres et les indemnités nous n’en avons pas faim parce que nous partageons.

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