Le fisc en image


«J’ai une autre idée pour M. Moscovici: il y a également l’esclavage, parce que dans l’esclavage, le patron est obligé de nourrir son esclave.»  Jean-Luc Mélenchon vendredi 27 novembre sur France 2.

Une bataille de chiffres pour masquer la vie

Ces derniers jours, le business-média tentait de nous détourner de notre combat principal, une juste répartition des richesses par l’impôt, en créant une bataille artificielle sur les chiffres de participation à la marche que nous organisions le dimanche 1er décembre.

Parce que je ne veux pas tomber dans un panneau aussi grossier, je ne m’attarderai pas sur le nombre de participants, mais bien sur les raisons qui nous ont poussés à descendre dans la rue, par un jour de décembre ensoleillé.

declarations-salarié-es-santé La semaine dernière, un événement illustre (tragiquement) à merveille la justesse de notre combat pour une révolution fiscale. À Ivry-sur-Seine, les salariés de l’hôpital Charles Foix organisaient une Assemblée générale pleine rue pour défendre le système de santé publique.

Si je vous parle de cette action, c’est d’abord par solidarité, bien entendu, cette solidarité que je, non! que nous devons à tous celles et ceux qui luttent pour une société du sérieux, pour une société qui porte au centre de ses préoccupations le bien vivre ensemble. En l’espèce, le cas est flagrant puisque la lutte porte sur le maintien en bonnes conditions d’exercice de l’hôpital gériatrique. Oui, vous avez bien lu, un hôpital pour les vieux.

Quel monde, pour qui ?

J’en arrive alors tout naturellement à la seconde raison. La santé comme l’éducation sont des domaines particuliers. Hormis les fous obscurantistes et autres fascistes du parti d’extrême droite, le FN, l’immense majorité dont nous sommes, pensons que chaque être humain quel que soit son âge, son sexe, sa nationalité ou sa fortune personnelle doit pouvoir être soigné. Nous sommes tout aussi nombreux à considérer que chaque vieux doit pouvoir trouver une place dans un hôpital le temps nécessaire à son rétablissement et bénéficier des meilleurs soins possibles. Au-delà de la simple attention due à toute personne malade, il est question ici d’une conception de la société.

Alors, oui, évidemment, les capitalistes de l’UMP et du Modem comme les libéraux solfériniens du PS associés aux élus d’EELV, aidés par les crapules fascistes du FN, rêvent pour leur part de nous faire revivre comme aux premiers âges de l’espèce humaine lorsque nous abandonnions les vieux et les malades.

Dites, vous êtes sûrs de vouloir retourner à l’âge de pierre? Parce que c’est exactement ce qu’ils nous préparent!

Détricoter pour mieux emberlificoter

Le gouvernement solferinien dirigé par Mr F? Hollande met ses pieds dans les traces laissées par le gouvernement de Mr N. Sarkozy. L’un comme l’autre ont tenté de nous faire croire qu’un lifting valait justice sociale. Mais en réalité qu’en est-il réellement?

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Le graphique démontrant la régressivité de notre système fiscal tiré du bouquin « Pour la révolution fiscale »

Aujourd’hui, l’impôt n’est plus l’impôt progressif connu par tous, il est devenu, contre-réforme après contre-réforme un impôt régressif qui fait peser l’effort national sur les salariés les plus modestes. Ainsi, comme le montre le graphique ci-contre, extrait du livre « Pour une révolution fiscale », les salariés gagnant plus de 63.000 € par mois paient moins d’impôts que les salarié-es gagnant 1700 €.

Nous le voyons bien, le régime fiscal qui est de mise aujourd’hui ne fait pas porter l’effort à celles et ceux qui gagnent le plus, mais bien aux plus modestes. Comment s’étonner alors que l’état se trouve démuni pour mener à bien les missions qui sont les siennes?

Les motivations qui sont à l’origine des contre-réformes qui nous appauvris, sont multiples.

La plus évidente est bien celle d’alléger les sommes versées par les plus riches pour les laisser s’enrichir sans participer à l’effort commun.
Une seconde, plus pernicieuse, consiste à nous faire croire que l’état, endetté, n’aurait plus de moyens pour subvenir à ses missions et qu’il est alors inévitable de réduire les « coûts ». Réductions qui, jour après jour, concourent au démantèlement des services publics.

Nous en arrivons ainsi, après un concert de discours orchestrés par les faiseurs d’opinions à une cette longue litanie des mesures d’austérité qui motivent et facilitent les privatisations de pans entiers de services publics.

Ainsi, après La Poste, nous en sommes aujourd’hui aux fermetures de lits, à la réduction du personnel soignant.

Toutes ces raisons font que le Front de gauche milite pour une révolution et contre la hausse de la TVA. Hausse qui aura des répercussions tragiques pour les foyers les plus modestes du pays.

Parce que marcher ne suffit pas.

Nous étions nombreux, très nombreux à marcher pour la révolution fiscale, mais cela ne suffit pas. Nous devons participer activement à la révolution citoyenne. Pour cela, une action simple, commune, citoyenne et de proximité : Les élections municipales de mars 2014.

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Vous croyez peut-être qu’il s’agit là d’un vœu pieux, qu’une équipe municipale ne peut nous sauver de décisions catastrophiques d’un gouvernement qui a oublié pour quelle politique il a été élu. Détrompez-vous.

Certes, Mr le maire n’est pas le Président de la République, mais un bon maire, une bonne équipe municipale, une politique solidaire, mettant l’humain d’abord est le meilleur et le seul rempart face à l’austérité.

Évidemment, je ne vous oblige pas à me croire sur parole, alors voyez par vous-mêmes ce qu’une mairie Front de gauche, en l’occurrence Choisy-le-Roi, ma ville, a fait pour que chacune et chacun aient accès à la santé.

Durant le mandat actuel, la mairie a investi 400.000 € pour moderniser le matériel du dispensaire médical de la ville. Ainsi pendant que l’état se désengage des services publics au bénéfice des sociétés privées plus âpres aux gains qu’au bien-être de la population, la mairie Front de gauche, fait en sorte que chacune et chacun, puisse se soigner correctement.

Réfléchissons ensemble une minute. Qui d’entre nous a le plus à perdre de la disparition des hôpitaux, des écoles ou encore des bureaux de poste, les riches ou vous et moi?

Poursuivons cette réflexion, si vous le voulez bien, qui dépense le plus en frais de santé? Celles et ceux qui ont les moyens de bien se nourrir, de bien chauffer leurs maisons ou bien celles et ceux qui rencontrent des difficultés dès le loyer payé?

Allez encore une toute petite dernière question. Pourquoi croyez-vous que les sociétés privées veulent envahir les domaines comme la santé et l’éducation? Parce que leurs dirigeants savent pertinemment que nous payerons — du moins tous ceux qui le pourront — ce qu’il faudra pour vivre en bonne santé, pour éduquer nos enfants. Parce que chacun aspire à vivre bien, heureux tout simplement.

Voilà pourquoi la révolution fiscale est nécessaire. Parce que l’impôt est l’outil que la république a trouvé pour que chacun participe à la hauteur de ses revenus (issus du travail ET des produits financiers) à la solidarité nationale. L’impôt est l’outil qui permettra qu’un partage des richesses plus juste soit possible.

Alors pour préparer la révolution fiscale, donnez-vous en les moyens en votant pour des municipalités Front de gauche !