De tous temps face aux chiens du système


Aujourd’hui la lutte pour l’égalité devant la loi des homosexuels, transsexuels et hétérosexuels met en avant la lutte contre l’extrême droite et les forces réactionnaires.

1936_010Hier, ce n’est pas si vieux, la lutte pour l’accession à la citoyenneté des femmes a mis en lumière les forces patriarcales qui régissent notre société.

Avant-hier, ces mêmes forces se sont élevées contre les droits nouveaux que l’avènement du Front Populaire donnait aux ouvriers.

Plus tôt encore dans l’histoire de France, la grande révolution rencontrait ces mêmes forces rétrogrades lorsqu’il s’est agit d’instaurer la République et de faire des serfs des citoyens à part entière.

Ceux sont bien les idées du camp des puissants et des oligarques que les députés de la Convention battent en brèche quand, réunis pour la première fois, décident à l’unanimité de l’abolition de la monarchie en France.

Ces rappels rapides, que chacun-e pourra approfondir à son gré, et, sur lesquels je reviendrai moi même une autre fois, mettent en lumière combien tous les combats pour l’émancipation et pour une République véritable ou République sociale se heurtent toujours aux mêmes forces réactionnaires.

Quelles que soient leurs dénominations, aristocratie, patriarcat, bourgeoisie ou oligarchie, toutes, lorsqu’elles ont vu leurs privilèges menacés se sont toujours appuyées sur les pulsions les plus bestiales de la société. Elles disposent pour cela d’alliés affiliés et aux ordres, n’attendant que d’être sifflés pour sortir de la niche. Bien que leurs noms ai eux aussi changés à travers les âges, royalistes, nationalistes, fascistes et autres « identitaires », il s’agit toujours des mêmes indéfectibles alliés des puissants.

La République, parce qu’elle place chacun à l’égal de l’autre, donne naissance à une conscience de la citoyenneté et par delà nous autorise toutes et tous à penser et réfléchir la société dans laquelle nous voulons vivre et le monde que nous voulons léguer à nos enfants. Voilà pourquoi ils n’en veulent pas.

La défense du mariage pour tous s’inscrit dans la longue histoire du mouvement social, dans la tradition du mouvement ouvrier parce qu’il renforce la République en affirmant l’égalité de chacun-e devant la loi.

Notre mouvement s’est toujours renforcé, nous sortons toujours plus forts lorsque, par le rapport de force, nous obtenons des droits nouveaux pour celles et ceux qui sont les plus démunis ou en situation d’infériorité.

Il est alors aisé de faire le lien avec la 6ème république et la marche à laquelle nous appelons. La constituante que nous voulons est un outil dont nous voulons nous doter pour améliorer nos institutions et avancer vers la République sociale.

La 6ème République sera celle qui repensera la place du citoyen dans la cité comme dans l’entreprise. Elle sera la République qui replacera l’humain d’abord. Et, nous le savons, il faudra pour cela affronter le dernier rempart de l’oligarchie en place : l’extrême droite quel que soit son visage et son nom. Nous y sommes prêts !

Nous l’avons prouvé, nous n’avons pas peur des sbires de l’oligarchie. Nous nous sommes retrouvés trop souvent seuls face à eux et jamais nous n’avons baissé les yeux, jamais nous n’avons abandonné notre poste. Jamais !

Nous, nous adressons à l’intelligence du peuple, nous proposons des assemblées citoyennes, des ateliers législatifs, des séminaires ouvriers et pour clore ce travail collectif nous appelons à une assemblée constituante.

Vu au rassemblement contre l'homophobieEux, au contraire, refusent l’intelligence. Tout ce qu’ils trouvent à dire et à faire c’est d’appeler à une confrontation physique, à verser le sang et à stigmatiser nos amis, nos voisins ou nos collègues. Frigide Barjot l’a clairement annoncé sur BFM TV « si Hollande veut du sang, il en aura » et il y en a !

Les jeunes barbouzes ont passé à tabac 2 jeunes hommes à Paris, les mêmes, ou leurs amis, ont recommencé à Lille et Bordeaux en attaquant sauvagement des bars gay et chaque nouvelle journée apporte son lot d’agressions et de comportements barbares. Notez, que la droite dite « républicaine » ne fait rien pour se démarquer de ce mouvement et, au contraire, défile régulièrement avec eux.

sur le blog du comité PG d’Aix en Provence

Le message est clair, les conclusions s’imposent d’elles-mêmes, Le Front national, l’avouant clairement lorsqu’il fait l’éloge de Mme Thatcher, celle qui a assassiné tant de des nôtres[1], il est l’allié des puissants, des oligarques et loin d’être hors du système, il en est le molosse, la bave aux lèvres, qui n’attend qu’un ordre pour nous sauter au cou.

Alors, vous le constatez par vous mêmes, le Front de gauche est la seule force politique aujourd’hui en France qui soit du côté du peuple, des ouvrier-ères, des salarié-es, en bref, seul le Front de gauche se bat pied à pied pour celles et ceux qui subissent les agressions d’un système pensé pour et par les riches et les puissants.

Marchons le Front haut pour nos droits, pour notre futur et pour celui de nos enfants.
Le 5 mai, à Paris, nous marcherons pour obtenir
la 6ème République.

 


[1] mineurs-anglais-assasinés-par ThatcherFunérailles de Boddy Sands, 27 ans, 1981
Francis Hughues (IRA), 25 ans, meurt le 12 mai 1981 après 59 jours de grève de la faim
Raymond McCreesh (IRA), 24 ans, meurt le 21 mai 1981 après 61 jours de grève de la faim
Patsy O’Hara (INLA), 23 ans, meurt le 21 mai 1981 après 61 jours de grève de la faim
Joe McDonnell (IRA), 30 ans, meurt le 8 juillet 1981 après 61 jours de grève de la faim
Martin Hurson (IRA), 29 ans, meurt le 12 juillet 1981 après 46 jours de grève de la faim
Kevin Lynch (INLA), 25 ans, meurt le 1er août 1981 après 71 jours de grève de la faim
Kieran Doherty (IRA), 25 ans, meurt le 2 août 1981 après 73 jours de grève de la faim
Thomas McElvee (IRA), 23 ans, meurt le 8 août 1981 après 62 jours de grève de la faim
Michael Devine (INLA), 27 ans, meurt le 20 août 1981 après 60 jours de grève de la faim

Qu’ils reposent en paix et qu’ils sachent que nous les oublierons jamais.