La 6° depuis quand et pourquoi faire ? 1


Dans mon précédant billet, où je démontrais les alliances contre nature entre le FN, le PS et l’UMP dans l’oligarchie financière et politique, je citais les marées citoyennes que le peuple espagnol livrait à notre arsenal militant.

Aujourd’hui, mon camarade et co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon propose une marche citoyenne pour la VIème République.

La VIème depuis quand et pourquoi faire ?

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Notre engagement pour la VIème République n’est pas nouveau. Il ne s’agit pas non plus d’une réponse gadget pour détourner le regard de la crise systémique qui se révèle aujourd’hui aux yeux de tous.

Souvenez-vous de la campagne présidentielle, remettez-vous en mémoire les idées que nous y défendions et le projet de société que nous vous proposions. Il ne s’agissait pas là d’une parole en l’air, d’un je ne sais quel jeu de rôle pour mieux draguer l’électrice ou l’électeur un peu distrait.

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L’humain d’abord pour boussole. Pour la présidentielle comme pour les législatives.

Quelques semaines plus tard, les candidats du Front de gauche aux élections législatives ont défendu ces mêmes idées, cette manière rénovée de faire de la politique. Nous organisions partout des assemblées citoyennes, des ateliers législatifs où chacun-ne était invité.

Partout nous avons initié des discussions sur les thèmes proposés, dans un premier temps, par les militants « expérimentés » pour très rapidement laisser la place aux idées et aux propositions des « nouveaux ».

Nous avons réinventé une manière de militer non pas pour faire joli dans un tableau de fin d’année mais parce que nous croyons dur comme fer que la loi ne peut être bonne et appliquée par toutes et tous dès lors qu’une extravagante majorité de la population est tenue écartée des instances où elle est conçue.

Lorsque, avec le Front de gauche, nous avons invité Marie-George Buffet à Aix-en-Provence pour tenir un atelier législatif sur la loi d’égalité républicaine entre les couples hétérosexuels et les couple homosexuels, il ne s’agissait pas d’une banale réunion publique de militants politique. Nous avons organisé un atelier législatif avec une députée qui est venue expliquer où en était son projet de proposition de loi et qui, par les discussion engagées avec les gens, a pu l’améliorer, en amender certains articles et en définitive a pu affiner la proposition de loi qu’elle allait présenter à l’Assemblée national. C’est cela pour nous, la VIème République !

Chaque militante, chaque militant du Front de gauche, qu’elle ou il soit adhérent-e à l’une de ses composantes structurée en parti ou sympathisant(e) « direct(e) » du mouvement citoyen, milite pour que le peuple retrouve la place qui lui revient de droit dans la gestion de la cité.

Cette idée de république rénovée, trouve ses sources et son inspiration dans les luttes passées en France comme à l’étranger. De tout temps, en tout lieu, lorsqu’il s’est agi de remettre sur pied un pays, la première étape a consisté à impliquer le peuple, c’est à dire vous et moi. En d’autres termes il a fallu rendre vivant le débat politique dans la cité et quelle meilleure manière de procéder pour cela que de convoquer des assemblées constituantes ?

La France est aujourd’hui confronté à un ennemi. Un ennemi aux multiples noms, aux nombreux visages, un ennemi adhérent à plusieurs partis. Cet ennemi possède de, belles et prestigieuses, adresses, sur les plus beaux boulevards de nos villes comme dans les îles les plus improbables. Cet ennemi présente une multitude de candidats à chacune des élections et, jusqu’ici a toujours réussi à se faire élire. Peut-on imaginer alors que dans la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la France, les seuls privilégiés adhérents au club des oligarques puissent dicter leur volonté à tout un peuple et qui plus est à tout un peuple qu’ils méprisent ?

Nous venons de le voir, la proposition faite par Jean-Luc Mélenchon ne tombe pas du ciel, elle est un choix politique, un choix de société. Force est de constater que la société dans laquelle nous surnageons n’est pas à la hauteur de ce qu’un peuple cultivé et civilisé est en droit d’attendre.

L’affaire Cahuzac n’est en fait que le révélateur d’un système. Un système qui nous montre la collusion entre eux d’une bande de privilégiés déconnectés de la réalité que nous vivons au quotidien. Cahuzac, Sarkozy, Guérini et Woerth, aujourd’hui comme Alliot-Marie, Gaymard, Tapie ou encore Donnedieu de Vabres hier, sans oublier les affaires de la famille Le Pen, et de ses sbires dont Bompard, Mégret et Chevallier nous prouvent que ces gens là se croient et se pensent au-dessus des lois.

Ce n’est pas leur seul besoin d’accumulation des richesses qui est ici en cause, le mal est plus profond. C’est leur incroyable capacité à se penser, à se considérer et, en définitive, à se comporter comme les propriétaires de nos vies.

L’aristocratie rêvait d’une vengeance, ils ont fait leur  ce rêve décadent et se comportent comme les héritiers des « sangs bleus ». Ils ont agi lentement, ils ont pervertis nos institutions, la philosophie même de notre république. Aujourd’hui, l’affaire Cahuzac met brutalement en plein jour ce que nous ne cessions de clamer haut et fort depuis de longues années. La Vème République n’a rien d’un système républicain, elle est bel et bien une nouvelle monarchie déguisée.

Durant de longues années le FN, aidé par les oligarques de tout bord, a tenté de nous faire croire qu’il était un parti hors du système. Aujourd’hui, la preuve fracassante de sa collaboration pleine et entière avec le système qu’il feignait de dénoncer est claire et nette. Philippe Péninque, l’homme de confiance et conseiller du président du Front National durant sa campagne présidentielle de 2007, et, aujourd’hui, conseiller proche et discret de la Marine Le Pen, est l’homme qui a ouvert le compte en Suisse et géré la fortune accumulée par Mr Cahuzac.

bastille-transparent-800Alors pour mettre fin au règne de ce petit nombre, le Front de gauche par la voix de son porte-parole, Jean-Luc Mélenchon, lance un appel pour qu’un processus constituant voit le jour. Ce n’est que par la réappropriation de la politique par les citoyens que nous pourrons sortir de ce système en fin de vie.

Il nous appartient de descendre dans la rue pour leur faire comprendre que nous avons vu leur petit manège. Pour leur dire clairement que nous ne laisserons plus notre pays être pillé à leur seul bénéfice et que nous leur retirons le droit qu’ils s’étaient accordés de diriger nos vies comme leurs ancêtres les nobles dirigeaient la vie de « leur » serfs.

Oui, une VIème République est nécessaire. Oui, le peuple doit reprendre le pouvoir. Oui, seule le peuple est souverain et oui la République sociale doit enfin voir le jour !

Alors, le 5 mai, défilons tous ensemble dans les rues de nos villes.

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Ps : Je voudrai répondre au journaliste de France info, qui demande à Jean-Luc Mélenchon « Est-ce que vous avez le sentiment d’entretenir un climat de suspicion généralisé ? » Cher monsieur, ne pensez-vous pas que cette question serait plus à propos si vous la posiez à la longue liste de ceux qui créaient, par leurs pratiques, ce climat qui semble tant vous déplaire ?


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